Mémoire Master 1 - Internet, outil suprême de la veille ?


INTRODUCTION                                    

CHAPITRE I : LA VEILLE : ÉLÉMENTS CLEFS DE LA STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES

I- Qu’est ce que la veille ?                                 
1- Repérer et collecter l’information                            
    a) Les sources d’information                              
    b) Les types d’information                                                     
2- Traiter l’information                                     
3- stocker et diffuser l’information                             

II- Les différentes facettes de la veille : notions générales         
1- La veille technologique                                     
2- La veille commerciale                                     
3- la veille concurrentielle                                     
4- La veille environnementale                                 
5- Les compétences nécessaires                             
    a) En interne                                     
    b) En externe                                     


CHAPITRE 2 : LES APPORTS DE L’UTILISATION D’INTERNET DANS LE CADRE DE LA VEILLE : Atouts et limites dans le cadre d’une stratégie de veille

Naissance d’Internet                                     

I- Internet chamboule (presque) tout                         
1- Quelques règles pour optimiser ses recherches sur Internet             
2- Les sources d’informations                                 
3- Les outils de la veille                                     

II- Inconvénients et risques liés à la veille sur Internet
1- Surabondance d’informations                                 
2- La désinformation                                     
3- Le vol d’information                                     
4- Les principales attaques sur Internet                             
5- Les divers types d’attaquants                                 


CONCLUSION                                         


BIBLIOGRAPHIE




INTRODUCTION

La surveillance de l’information publiée et de l’environnement est un impératif pour l’entreprise. Il est vital, dans le contexte de  mondialisation (la concurrence ne se situe plus au bout de la rue…) évolutif et versatile du début du 21ème siècle de se tenir informé. C’est pourquoi une entreprise qui tient à rester pérenne et compétitive se doit de surveiller en constance son environnement, et donc pratiquer de la veille (en interne ou en sous-traitance).
La veille peut se définir comme l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution de l’information utile, en vue de son exploitation par les acteurs économiques.
Problématique :
En quoi la veille est elle indispensable à la compétitivité d’une entreprise ? Quels changements internet apporte-t-il à la veille ?

En effet, la veille a pris une nouvelle dimension depuis quelques mois avec Internet (malgré le fait qu’internet soit largement diffusé en France depuis 1995). L'arrivée des réseaux et des bases de données actualisées en permanence et accessibles partout dans le monde a en effet modifié la donne et la récente généralisation du haut et très haut débit contribue à une accélération des échanges et de l’utilisation de bases de données de plus en plus complexes et ce, à très grande vitesse). Et ce travail, qui consiste pour l'entreprise à analyser les sources d'informations pour découvrir de nouveaux acteurs potentiels sur un marché ou mieux connaître son environnement technologique, s'est offert une nouvelle exposition.

Plan :
C’est ainsi que nous essaierons de comprendre les rouages des activités de veille, au travers des méthodes, des facettes et des compétences nécessaires à ce type d’activité.
Nous essaierons ensuite de mieux cerner l’outil Internet à travers son fonctionnement, ses atouts et ses limites, dans une stratégie de veille.


CHAPITRE 1 :
LA VEILLE : ÉLÉMENTS CLEFS DE LA STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES

I -  Qu’est ce que la veille ?
« Se faire battre est excusable, se faire surprendre est inexcusable ». Napoléon L’empereur aurait-t’il à son époque compris l’intérêt déterminant de la veille ? Il semble en effet, que le concept ne soit pas nouveau ; issue des techniques stratégiques militaires et améliorée par les moyens techniques et les siècles de réflexion, la veille est aujourd’hui largement employée au cœur d’entreprises performantes et soucieuses de gagner ou de conserver leur  place (hélas tout le monde n’est pas leader et d’ailleurs les challengers utilisent aussi la Veille !) dans leur secteur. Cette mystérieuse activité à mi-chemin entre renseignement et espionnage est souvent mal connue et surtout mystifiée. Non sans compter son caractère stratégique, il est cependant nécessaire de la replacer dans un contexte plus rationnel l’érigeant au simple rang de : « l’art de repérer, collecter, traiter, stocker des informations et des signaux pertinents qui vont irriguer l’entreprise à tous les niveaux de rentabilité, permettre d’orienter le futur (technologique, commercial…) et également de protéger le présent et l’avenir face aux attaques de la concurrence. La veille se pratique dans la légalité et le respect des règles de déontologie ».  ou encore : « la veille informative n’est, somme toute, qu’un dispositif organisé, intégré et finalisé de collecte, traitement, diffusion et exploitation de l’information qui vise à rendre une entreprise, une organisation, quelle qu’elle soit, capable de réagir, à différents termes, face à des évolutions de son environnement ».  Si nous décomposons les différentes étapes décrites dans les définitions ci-dessus nous nous apercevons qu’il existe 3 points critiques nécessitant des techniques et des connaissances particulières :

1- Repérer et collecter l’information :
Le repérage de l’information (dans l’environnement) est une activité qui requiert beaucoup de rigueur et de patience. En effet cette étape de la veille exige la reconnaissance de signaux issus de l’extérieur permettant au veilleur de déceler l’existence et la présence d’informations pertinentes. Ces signaux peuvent être de deux sortes, soit faibles soit forts :

les signaux faibles : Signaux pour lesquels nous possédons une connaissance surdimensionnée, un contrôle du terrain suffisant et une capacité d’intervention permanente. Ces signaux peuvent aussi bien être menaçants qu’amicaux.
les signaux forts : Signaux pour lesquels nous sommes dans l’ignorance mais dont les caractéristiques et l’intention peuvent à tout moment perturber ou compromettre la mission que nous devons construire.
Les deux types de signaux sont à considérer, cependant, ils ne mobilisent pas les mêmes énergies, ni les même compétences dans l’entreprise. Les signaux forts concernent l’énergie et la réactivité plus spécifique d’un dirigeant alors que les signaux faibles, relèvent de la responsabilité de l’organisation conventionnelle de l’entreprise.

        a) Les sources d’informations
Dans le cadre de la collecte d’informations, il existe des classifications permettant de  déterminer leur fiabilité, leur coût, leur pertinence…
Les trois types de sources  :

- Les sources dites formelles / ouvertes

- Les sources dites informelles / fermées

Les sources dites mixtes

Dans le cadre du processus de recherche d’informations, il est nécessaire d’utiliser un maximum de sources différentes mais il faut surtout utiliser des sources appropriées. En effet, il ne serait pas, par exemple, pertinent d’investir de fortes sommes dans l’obtention d’informations formelles car leur discrétion est faible et de ce fait leur valeur marchande l’est également. De même, il existe une classification complémentaire qui est fonction de la méthode d’acquisition de l’information et qui découpe les informations en 3 types :


        b) Les types d’informations
Voici comment l’on peut définir ces trois types d’informations.

Les informations « blanches » : désignent l'ensemble des informations directement et librement accessibles. Elles couvrent la majeure partie des sources formalisées (rapports annuels, articles de presse, plaquettes, documents commerciaux…) et ne font l'objet d'aucune sécurisation particulière. Leur non-confidentialité ne doit pas conduire à les déprécier. En effet, elles constituent le plus souvent une base de travail et de recherche tout à la fois fiable et indispensable. En outre, si l'information "blanche" en tant que telle, ne constitue que rarement l'objet principal de la recherche, différentes informations blanches glanées auprès de différentes sources et mises bout à bout peuvent permettre de reconstituer le "puzzle" de l'information principale recherchée et qui, elle, est en revanche souvent protégée.

Les informations « grises » (ou encore semi-ouvertes) sont celles que l'on peut acquérir de manière indirecte ou détournée et qui ne font pas l'objet d'une "publicité" (au sens de communication officielle) particulière. Il s'agira par exemple de toutes les informations extérieures à la sphère strictement professionnelle, des informations internes… D'accès légal, elles sont le champ d'action privilégié des spécialistes de l'intelligence économique et, plus particulièrement, de la mise en oeuvre des réseaux de relations. Nécessitant une démarche active et élaborée, elles répondent dans la plupart des cas à un besoin précis et très ciblé.

Les informations « noires » : sont celles qui font l'objet d'une haute sécurisation et dont la collecte renvoie à des pratiques illégales et assimilables à de l'espionnage. Le caractère illégal de telles pratiques les situent naturellement hors de la sphère de l'intelligence économique, mais il faut savoir que de telles dérives existent et que certains Etats continuent de pratiquer cette forme d'espionnage.

2- Traiter l’information
Chaque cellule de veille peut avoir sa propre méthode de traitement de l’information, cependant les grands items restent les mêmes. Prenons l’exemple de la méthode proposée par Xavier Guilhou : directeur de la sûreté du groupe Schneider.
Tous les critères énoncés précédemment influent sur la valeur de l’information. En effet, il apparaît obligatoire de vérifier et d’analyser l’information minutieusement afin de ne pas bâtir son étude sur des fondations branlantes (fragiles serait mieux dit).

3- Stocker et diffuser l’information
Une fois les informations traitées, celles-ci peuvent soit correspondre à un besoin immédiat d’informations et de ce fait seront diffusées immédiatement ; soit les informations recueillies ne semblent correspondre à aucun besoin immédiat et de ce fait seront stockées, organisées et classées de façon à ce qu’elles soient aisément retrouvables et exploitables lors de l’émission d’un besoin. La diffusion de l’information est un des éléments clefs du cycle de l’information, en effet l’information demandée doit, parvenir à la bonne personne, sous une forme appropriée, en temps utiles.
 
Et après…Passer de l’information à « l’inform-action »
Une fois les trois étapes principales réalisées, il faut bien prendre conscience que l’information obtenue et diffusée va elle même engendrer une décision et une action (ne serait ce que de ne rien faire). Cette action aura elle aussi des implications nouvelles répercutables sur l’environnement et de ce fait génératrices d’information.

II. Les différentes facettes de la veille : notions générales

La veille peut s’appliquer à différents domaines stratégiques de l’entreprise, en effet il n’existe pas une stratégie de veille mais plusieurs donnant lieu à la naissance de Veille. Si nous considérons que les méthodes sont les mêmes dans les différents types de veille, les enjeux, moyens, compétences mobilisées… vont eux diverger en fonction du champs d’application de celle ci :

1-  Veille technologique
Cette forme de veille très répandue à cause de son caractère incontournable (domaine d’activité de pointe) et de sa pratique ancienne dans l’histoire de l’industrie, consiste en la détection, la collecte, l’analyse, le traitement et la diffusion d’informations techniques ou scientifiques. En effet, son caractère technique est discriminant, car il lui confère des sources d’informations plus spécialisées, des compétences pointues tant au niveau de la collecte de l’information que de l’analyse. Les « veilleurs » de ces secteurs sont bien souvent des personnes ayant une forte compétence (des années d’expérience) en recherche technique et scientifique, qui sont employées à ces fonctions transverses. Il est nécessaire que ces personnes aient une bonne connaissance des technologies, techniques et savoir-faire scientifiques existants pour pouvoir déceler les réelles innovations. Lorsqu’une demande est émise de l’intérieur de la structure dans le but de développer un nouveau produit, (matériau, machine, procédé…) la méthode de veille ressemble beaucoup aux méthodes traditionnelles, cependant quand il s’agit de « veilleur actif, offensif ou guerrier » , il est nécessaire d’employer une personne ayant une double compétence forte et un certain recul afin qu’il ne se laisse pas abuser pas les « pseudo-découvertes » qui sont fréquentes dans le domaine scientifique.

2-  Veille commerciale
Ce type de veille fonctionne bien entendu selon les principes généraux de veille, cependant l’implication commerciale conditionne et oriente davantage les sources d’informations utilisées. Il est effectivement plus pertinent, pour le veilleur, d’utiliser des sources mixtes, voire informelles afin d’avoir des informations pertinentes. Les sources informelles permettent plus ou moins aisément de connaître les orientations et les choix « produits » des concurrents, les sources mixtes donnent accès aux grandes orientations des sociétés et à des informations concernant l’organisation de la politique commerciale.

3-  Veille concurrentielle
Ce type de veille est, bien entendu, la continuité de la veille commerciale ; Elle est nécessaire dans les secteurs de pointe notamment, à cause du caractère déterminant de la réactivité et de l’anticipation. Elle implique souvent l’usage de pratiques telles que le désossage et nécessite l’utilisation de tous les types de sources.

4-  Veille environnementale
Elle est la plus générale de toutes, et n’est néanmoins pas négligeable, elle permet de déceler les moindres mouvements de l’environnement. Elle peut être seule ou complétée par une veille plus spécifique comme celles qui sont détaillées dans les points 1.2. et 3. Elle s’appuie sur la détection des signaux issus de l’environnement, signaux forts ou faibles (cf. I.1.).

5-  Les compétences nécessaires
La décision de structuration d’une stratégie de veille fait partie d’un processus de progression normal des entreprises, cependant lors de la mise en oeuvre d’une telle politique, plusieurs possibilités et choix se présentent au décideur, tels que :
    - faut il organiser et créer une structure de veille nous même ?

    - En avons nous les moyens ? (compétences, temps, financiers…)

    - Devons nous externaliser la fonction ?
Dans tous les cas une telle stratégie nécessite la mobilisation de compétences particulières :


a) En interne

Une structure de veille est constituée d’une division ou d’une direction proche de la haute direction. En fonction du type de veille concerné les compétences spécifiques doivent être prises en compte ; en effet une veille technologique implique une bonne connaissance des techniques ou des matériaux recherchés. Quel que soit le type de veille, une équipe est habituellement constituée de deux types de personnes :
Des spécialistes en recherche et en gestion de l’information : ils auront pour principale fonction de recueillir l’information, de contrôler sa validité et sa crédibilité. Ces personnes doivent bien connaître les outils utiles à la collecte d’informations, les sources d’informations, les règles et méthodes de recoupement de l’information. es connaissances requises sont donc généralistes, et les compétences sont une bonne capacité d’étude et d’analyse. De plus une certaine ouverture d’esprit, une certaine culture et une bonne capacité d’adaptation sont des critères discriminants quant au choix d’un bon veilleur.

b) En externe
Lorsque l’entreprise ne souhaite pas investir dans une démarche de veille en interne, faute de compétences, de moyens ou de temps, elle peut tout de même faire appel à des experts extérieurs qui vont prendre en charge l’activité de veille pour eux. Ces cabinets conseils, sont le plus souvent organisés en pôles stratégiques, c'est à dire que chaque consultant a un domaine de compétence précis. Le chef de projet va déterminer, en fonction des objectifs visés, quels sont les membres de l’équipe qu’il faut mobiliser.

Les principales missions qui leur sont confiées sont :

- soit en continu, ce qui consiste en l’analyse quotidienne de l’environnement de l’entreprise, la mise en place d’outils et d’indicateurs…
- soit la demande concerne des missions ponctuelles ; Lors de la sortie d’un nouveau produit, ou d’investissements en R&D sur un secteur particulier, il est souvent nécessaire pour les sociétés de savoir ce qui se dit, se fait et existe déjà sur le marché.

Les prestations en externe peuvent permettre à des petites et moyennes structures de surveiller leur environnement à moindre coût, cependant, en ce qui concerne les entreprises de grande taille, la création d’une cellule de veille interne s’avère plus judicieuse (flexibilité), moins coûteuse et plus riche (constitution de sa propre base de données.) Le décideur doit donc prendre en compte les diverses possibilités qui s’offrent à lui au moment où il décide de développer une activité de veille sur un secteur d’activité. Les deux solutions ne sont pas incompatibles et il est même intéressant d’allier les compétences des deux types d’experts : celles des employés de la société qui connaissent bien le marché, les produits… et celles des veilleurs externes qui ont une expérience notable en matière de veille stratégique.


CHAPITRE 2 :
LES APPORTS DE L’UTILISATION D’INTERNET DANS LE CADRE DE LA VEILLE : Atouts et limites dans le cadre d’une stratégie de veille


Naissance d’Internet
Internet est né en 1969 sous l'impulsion du département américain de la défense. Le réseau, qui s'appelait alors ARPANET, devait assurer les échanges d'informations électroniques entre les centres névralgiques américains dans le contexte de la guerre froide. Ce réseau devait permettre à la défense américaine de poursuivre ses activités en cas d'attaque nucléaire soviétique. Si l'un ou plusieurs des sites et lignes de connexion venait à être détruit, les messages parviendraient à leur destinataire par des itinéraires alternatifs. Un grand nombre de centres de recherche, militaires, publics et privés prirent part à ce projet. Il était normal que leurs réseaux internes furent les premiers reliés à Internet. C'est pourquoi, dès sa création, Internet sera un méta-réseau, un réseau de réseaux qui va peu à peu relier la communauté scientifique et universitaire mondiale. Internet arrive en Europe en 1982. L'année 1984 est une année charnière : Internet perd son caractère militaire.

Les universités, friandes de ce nouveau système de communication font tout ce qu’elles peuvent pour se l’approprier, ainsi le réseau devient public. Depuis la chute du mur de Berlin en 1989, Internet s'est largement ouvert au grand public et à l'exploitation commerciale. World Wide Web apparaît l'année suivante. Sa facilité d'utilisation contribue grandement à populariser les autoroutes de l'information. Pour certains, Internet n’est qu’un « minitel géant » permettant d’accéder aux mêmes services qu’auparavant pour un coût plus faible.
Internet, formidable outil d’accès à la connaissance n’a cependant pas toujours bonne presse, en effet, cet outil suscite de grandes polémiques tant sur son fonctionnement que sur sa réelle utilité.

I- Veille : Internet chamboule (presque) tout :

Source : http://www.journaldunet.com/dossiers/veille/internetveille.shtml

Après lecture de cet article, nous pouvons noter qu’Internet ajoute une dimension de plus à la veille. En effet, l’accès à l’information est plus rapide et plus facile. La majeure partie d’un veilleur Internet réside non plus dans la recherche de l’information, mais dans l’analyse.
Internet constitue donc un formidable accélérateur pour la diffusion des activités de veille et d'intelligence économique au sein des entreprises. L’environnement étant devenu à la fois réel et virtuel, les entreprises ont dû intégrer ce nouvel outil dans leur champ de surveillance, de veille stratégique et d’intelligence économique. La surveillance de l’environnement virtuel devient ainsi un facteur capital pour la réussite de la stratégie industrielle et commerciale des entreprises.
Mais on remarque que cette surveillance doit se faire dans un environnement dominé par une offre pléthorique d’informations. Il convient donc d’établir un ensemble de règles afin d’optimiser ses études.

1- Quelques règles pour optimiser ses recherches sur Internet   
Que disent les internautes au sujet de mes concurrents, de mon entreprise, de mes marques et de mes produits sur Internet ? N'y a-t-il pas des leçons ou des idées à prendre des messages des internautes dans les forums de discussions. Telles sont les questions que peut se poser un directeur de la communication, du marketing ou de la stratégie. Les sites Web, les forums et autres blogs ainsi que les listes de discussions constituent un espace très intéressant à explorer afin d'avoir une remontée d'informations sur l'image d'une société ou d'une personne. Il convient donc de les exploiter avec la plus grande attention.

Voici les différentes étapes qu’il faut nécessairement suivre pour optimiser sa veille sur Internet :

- Ne pas se laisser griser par l'information : Après avoir défini les objectifs et le cadre de l'étude, il est indispensable de toujours les garder en tête. À cause de la navigation hypertexte, il est courant de se perdre sur Internet en découvrant des sources d'information apparemment intéressantes. Il faut éviter les détours inutiles! Le facteur temps est souvent très difficile à maîtriser.

- Définir l'équipe ou choisir un prestataire : Si l’étude doit être menée en interne, il faudra mettre en place une équipe aux compétences multiples. En cas de sous-traitance, de plus en plus de sociétés proposent des services de recherche sur Internet. Leurs résultats sont inégaux. Il faudra donc exiger de connaître leurs références, le profil de leurs chercheurs, les outils et méthodes utilisés.
- Ne pas se surestimer : La recherche sur Internet demande de longues heures de pratique et ne s'improvise pas. Il est indispensable d'être rigoureux et patient, de bien connaître les outils que l'on décide d'utiliser. Une erreur communément répandue consiste à affirmer qu'une information n'est pas disponible sur Internet parce que l'on n'a rien trouvé après une journée de recherche, alors qu'il s'agit souvent d'un problème de maîtrise des outils de recherche.

- Commencer avec les outils classiques : Éviter de débuter avec les derniers outils à la mode ou le dernier agent intelligent sorti. Souvent, un bon annuaire de recherche permet de bien cerner comment est structurée l'information qui vous intéresse. On peut donc par la suite affiner avec les moteurs de recherche et les principaux moteurs sectoriels ou bases de données (Web invisible). Commencer toujours par des recherches sur le Web et passez ensuite aux autres sphères d'Internet (forums de discussion, listes de diffusion, bases de données...etc.).

- Évaluer les sites et organiser son bookmark  : Surtout dans le cas de benchmark, penser à créer des fiches d'évaluation pour chaque site Web et à définir les critères les plus importants que l’on souhaite prendre en compte pour cette étude, tant au niveau de la réalisation (rapidité d'accès, conception, attractivité, richesse du contenu, cohérence/efficacité, interactivité...) qu'au niveau du contenu du site (site vitrine, catalogue, vente en ligne, information, support client...). De même, il faut savoir que de nombreux logiciels permettent de classer beaucoup plus efficacement les favoris par rapport aux gestionnaires de signets (bookmark) intégrés dans un browser. Ceci requiert du temps mais présente l'avantage de pouvoir facilement retrouver les sites qui vous intéressent avec en plus des commentaires pertinents.

- Identifier l'origine exacte de chaque document recueilli : Il faut apprendre à bien dissocier les différentes "sphères" d'Internet (web classique, sphères informelles, web invisible…) afin d'évaluer la qualité, la fiabilité et la pertinence de chaque document identifié. En effet, on ne peut pas traiter et analyser (ni manuellement, ni automatiquement) des données issues d'un forum de discussion en même temps que des articles de presse ou des simples pages web. En ce qui concerne la fiabilité des informations recueillies, en cas de doute n'hésitez pas à remonter au site original ou à faire des recherches croisées sur les auteurs.

- Exploiter les agents intelligents agents : Utiliser un agent de type "aspirateur" dès qu'un site intéressant est repéré. Ce type d'application réalise une copie du site et permet de consulter en local les pages à partir de son disque dur sans devoir se connecter sur Internet. Et cela permet de garder les traces d’une information susceptible de devenir indisponible ou supprimée entre temps. D'autres agents de surveillance peuvent aider à actualiser le contenu d’une étude avant qu'elle ne soit périmée.

- Rester discret : Naviguer sur Internet laisse de nombreuses traces de passage. Sans entrer dans un exposé technique, il faut savoir qu'il vaut mieux éviter d'effectuer une recherche à partir du réseau de sa propre entreprise si l’on dispose d'un IP fixe et si l’on souhaite rester discrets. Il faut également envisager la possibilité de désactiver certaines fonctions du browser (cookies, ActiveX,…) ou de désinstaller certains logiciels (surtout ceux de " peer to peer  " ou de chat) afin de renforcer le niveau de sécurité.

- Garder un œil critique : Rester toujours circonspect dans l'utilisation et l'interprétation des informations que vous trouverez sur Internet, essayer de déterminer la date de publication des documents, leur auteur, l'activité et la localisation du site qui les héberge... Malheureusement, il est parfois très compliqué de "fiabiliser" une information issue d'Internet.

- Analyser les informations recueillies : Avec l'ensemble des informations disponibles, commencer à formuler les premières hypothèses de travail. Éventuellement, il y a la possibilité compléter ses données en contactant les webmasters de certains sites et les experts identifiés dans les forums. Au moment de la rédaction, il faut adopter une "approche multimédia" (documents électroniques avec images et liens hypertexte) qui permettra de diffuser plus efficacement les résultats au sein de l'entreprise ou sur  l’intranet.
- Actualiser l'étude : Les études deviennent très rapidement caduques sur Internet. Penser à actualiser leur contenu régulièrement et commencer à envisager d'installer des dispositifs de veille efficaces.
A travers ces règles, nous pouvons nous demander comment l’entreprise procède pour intégrer Internet à son activité de veille.

D’abord, pour maîtriser le processus d’information (qui va de la recherche jusqu’à la diffusion des résultats), l’entreprise doit savoir utiliser les sources d’information, ainsi que des outils de veille qui sont indispensables.

2- Les sources d’information :
Le processus de surveillance demande de repérer, d’identifier, d’organiser, de classifier et de cibler les sources internet. C’est pourquoi il faut choisir ses sources d’information avec une très grande rigueur afin de bâtir un processus de veille automatique.
cf. chap.1 I/ 1.Repérer et collecter l'information.


3- Les outils de la veille :

Il existe de nombreux outils spécifiques à Internet permettant d’étendre ses fonctions et de faciliter l’utilisation de celui ci. Parmi cette multitude, certains sont très utiles au veilleur. Ces outils aussi appelés « agents intelligents » sont à référencer en fonction de leur utilité pour le veilleur : en effet parmi cette multitude, le veilleur doit faire un tri afin d’utiliser le bon agent en fonction de la mission qui lui a été confiée. Aussi voici une proposition de classement de ces outils :

OUTILS DE SURVEILLANCE ET D’ALERTES

        - Informant
- Ewatch - Cybertalert - Digimind Monitor - Catchtheweb - Netmind

intérêt stratégique :
Ils remplissent les fonctions de recherche, de présentation et de distribution de l’information. Le processus de surveillance est traité soit par abonnement gratuit à un site de surveillance, soit par un logiciel de surveillance. Ces sites réalisent une veille périodique sur les pages qu’on demande à surveiller. Ils se chargent de vérifier périodiquement les modifications de la page, dont on a au préalable paramétré l’adresse. Les avantages sont d’une part qu’il n’est pas utile d’avoir un ordinateur connecté à Internet en permanence pour effectuer la surveillance et d’autre part, la modification de votre compte de surveillance peut se faire depuis n’importe quel micro-ordinateur sur la planète.

LES AGENTS INTELLIGENTS
        - DigOut4U - StrategicFinder - Copernic - Glooton.com - BullsEye - Lexibot

intérêt stratégique :
Les agents intelligents sont des robots capables de :
- recueillir et de traiter des informations afin de les envoyer au demandeur, en fonction des environnements rencontrés sur les réseaux
- communiquer par des échanges d’information avec d’autres agents ou des systèmes informatiques, voire avec des humains
- apprendre, c'est-à-dire de s’adapter et d’interagir avec leur environnement
Il agit en fonction de l’environnement et des objectifs à atteindre.

OUTILS D’ASPIRATION « MIRRORING »
           - Teleportpro - Webwhacker - Memoweb - Superbot - DiscoPump - Webplanet tools

intérêt stratégique :
Ils remplissent les fonctions de sauvegarde (recopie), d’indexation et de filtrage pour certain d’entre eux. Les outils d’aspiration dupliquent tout ou partie d’un site en recopiant les pages, les répertoires et l’arborescence du site sur le poste informatique local. Le bon usage de ce type d’outil pour la veille est de sélectionner les répertoires et les pages à aspirer périodiquement et non pas la totalité des sites.
Une fois le site aspiré, les données sont ensuite récupérables et réutilisables. Elles viennent soit alimenter la base de données, soit sont immédiatement retranscrites en informations diffusables et transmises à la personne susceptible d’exploiter ladite information.

OUTILS DE GESTION INTELLIGENTE « INFORMATION MINING "
        - Spirit
- WorlMapper - V-Strat - Searchprocess - Autonomy - Dioweb

intérêt stratégique :
Ils sont centrés sur la gestion intelligente de l’information même s’ils intègrent de plus en plus des fonctions de recherche sur le web. Certains d’entre eux pourraient faire partie de la catégorie des agents intelligents, mais il est plus pertinent de les classer dans cette catégorie puisque leur fonction principale porte plus sur la gestion de l’information.

OUTILS D’ANALYSE ET DE REPRESENTATION DE L’INFORMATION
        - Umap
- SemioMap - PowerMaper - Tétralogie - MindMan

intérêt stratégique :
Ces outils remplissant les fonctions : indexer, filtrer, sauvegarder, présenter, aident à la lecture d’un ensemble de documents sur le web sous forme de représentations graphiques, qui fournissent une compréhension plus rapide de grands volumes d’informations.

Tous ces outils nous démontrent que l’on bascule vers une automatisation de la veille avec l’usage d’Internet. La bonne utilisation des outils de veille, la maîtrise des sources Internet et des méthodes adaptées à son traitement sont les clés du succès pour une veille automatique.
Nous venons donc de voir qu’Internet est un outil indispensable et incontournable pour la veille. Néanmoins, il faut être conscient qu’Internet présente aussi quelques inconvénients, qui peuvent avoir des conséquences plus ou moins graves.


II- Inconvénients et risques liés à la veille sur Internet

1- La surabondance d’informations
Il faut reconnaître que la toile est grande pour ne pas dire immense et que de premier abord, il est facile de s’y perdre. Lors des premières connections, il est très rare de pouvoir trouver l’information recherchée sans y avoir passé quelques heures. L’étendue du réseau, les milliers de sites disponibles (nombre croissant de façon exponentielle chaque jour), le multiplicité des outils de recherche et leurs fonctionnements variants de l’un à l’autre, font que l’internaute débutant peut se décourager rapidement s’il n’a pas un besoin déterminant de recherche d’informations ou s’il ne se contraint pas à poursuivre ses efforts. On ne peut pas dire que les premières heures de connexions soient rentables, bien au contraire, elles représentent dans la majorité des cas une perte de temps. Une fois que l’internaute a compris les fondamentaux d’usage de l’Internet (mots clefs, structuration des adresses, moteurs et annuaires de recherche, …) il se retrouve avec une multitude de sites dédiés au thème recherché et doit « faire le tri ». S’il passe en revue tous les résultats de sa recherche, l’internaute peut y perdre des heures, et ce la sans jamais être sur de trouver ce qu’il cherche. De nouveau à cette étape, il faut qu’il comprenne les méthodes permettant de faire le tri parmi cette surabondance et le découragement le guette de nouveau. On passe donc, d’une abondance d’informations, qui constitue la richesse du réseau à une surabondance d’informations qui la rend inexploitable et introuvable.
« Si, en effet, Internet, a beaucoup à offrir à qui sait ce qu’il cherche, le même Internet est tout aussi capable de compléter l’abrutissement de ceux et celles qui y naviguent sans boussole » .

2- La désinformation
Une désinformation est un simple transfert d'information qui comporte en lui-même une transformation de l'information initiale. Il ne s'agit pas ici de discuter pour savoir si tout transfert d'information est une transformation de cette information, mais de comprendre qu'il existe une certaine forme de transfert qui nie l'information initiale (en la dénaturant) ou les informations (en les regroupant de manière intempestive et non raisonnée).
Vladimir Volkoff la définit ainsi dans sa Petite histoire de la désinformation : « La désinformation est une manipulation de l'opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés. » Pour lui, la manipulation des dirigeants ne relève pas de la désinformation, mais de l'intoxication psychologique, tandis qu'en l'absence de moyens détournés, on a affaire à de la propagande.
François-Bernard Huyghe en donne une définition plus restrictive dans L'Ennemi à l'ère numérique. Pour lui, « La désinformation consiste à propager délibérément des informations fausses en les faisant apparaître comme venant de source neutre ou amie pour influencer une opinion et affaiblir un adversaire. »
Cas d'espèces :
Une désinformation n'implique ni un complot ni même une visée consciente. Mais il est possible que des désinformations conscientes soient exercées, par exemple comme technique de propagande. Ce type de désinformation « planifiée » est exercé principalement par l'influence des autorités étatiques, des groupes financiers ou industriels et des lobbys, avec ou sans la complicité des responsables médiatiques, en fonction du degré de démocratie.
On peut aussi considérer que la plus grande partie de la désinformation quotidienne dans les médias est latente et banalisée. Elle s'exerce sous forme d'autocensure ou de sujets promotionnels (motifs politiques et commerciaux), et la course à l'audimat dans les chaînes de télévision, média de loin le plus influent, privilégie fréquemment des sujets moins informatifs mais plus populaires.
Internet et les nouvelles technologies de communication multiplient de manière exponentielle l'échange d'informations plus ou moins importantes. Si certains considèrent que ces nouveaux moyens permettent de construire des médias alternatifs qui seraient capables de contrer la désinformation institutionnelle, on est obligé de constater que chaque information est davantage noyée dans un flot difficilement vérifiable, et qu'Internet véhicule un large éventail de rumeurs, canulars et donne de nouvelles possibilités à différents types de propagande, y compris par des petits groupes politiques.

Exemples de désinformations :
Les hoax :
Ce sont de fausses nouvelles propagées sur Internet, souvent dans un but mercantile (faux hommes d'affaires « Nigérians », enfant à sauver d'une maladie si rare qu'aucun médecin n'en a jamais entendu parler, scoop bidon, phishing...) Ils sont si nombreux qu’ils ont permis l’apparition de sites spécialisés dans la lutte anti-canulars comme le site http://www.hoaxbuster.com/

Les médias non indépendants :
Les médias appartiennent le plus souvent (et de plus en plus) à des groupes industriels, des holdings ou à l'État, ou sont proche d'un mouvement politique et sont donc soumis à des pressions de la part de leurs propriétaires ou à du lobbying. Les intérêts financiers ou politiques de ces acteurs peuvent contraindre ces médias à biaiser, parfois déformer des informations. Dans les cas extrêmes, un média peut diffuser de fausses informations, dont sont à l'origine la plupart du temps des services étatiques (par exemple, nuage de Tchernobyl ne passant pas les frontières françaises) ou la course au scoop (par exemple, les charniers de Timisoara). Ces pratiques sont en totale contradiction avec la déontologie journalistique.
Il a souvent été reproché à la chaîne de télévision TF1 d'être soumise aux pressions de son propriétaire, le groupe BTP Bouygues dont les intérêts passent par une bonne entente avec certains hommes politiques, notamment pour obtenir des contrats de travaux publics. Dans un autre cas, la remarque de Serge Dassault, patron du Groupe Dassault et du Figaro, selon laquelle il voulait que son journal produise des informations « intelligentes » a provoqué un tollé en 2005. Le plus grand magnat international des médias, l'Australien Rupert Murdoch, entretient d'excellentes relations avec Tony Blair et George W. Bush, ce qui se ressent dans le ton globalement favorable vis-à-vis de ces dirigeants dans les journaux et les chaînes de télévision qu'il possède (dont The Times, The Sun et Fox News), par rapport aux autres médias. En 2005, l'armée américaine a reconnu que ses services de communication écrivaient directement des articles pour les journaux irakiens.
Google, le célèbre moteur de recherche sur l'Internet, est une source d'informations utilisées par des millions de personnes de par le monde (plus de 8 internautes sur 10 l’utilise en France pour ses requêtes – source : Le Nouvel Economiste du 13 juillet 2006). L'information se doit d'être neutre. Pourtant, Google.cn (filiale du groupe en Chine) est soumis à la censure des autorités chinoises.

Les sondages :
Il s'agit d'une désinformation plus subtile basée sur l'intérêt financier d'entreprises spécialisées à taire les limites de leur méthodologie : les biais d'échantillonnage, les « effets de halo », et effets de cadrage (formulation des questions), et l'impossibilité théorique de calculer une précision lorsque l'on ne dispose pas d'une base de recensement, rendent en effet leurs résultats imprécis, et, plus grave, d'une précision inconnue.

3 – Le vol d’informations
Le vol d’informations est le premier objectif de tous les guerriers de l’information, et concerne notamment le vol de secrets corporatifs (informations confidentielles, internes, base de données, projets, stratégie…). Ces informations sont souvent utilisées par les concurrents pour adapter leur stratégie (R&D, marketing, …), pour s’approprier des marchés (vol de fichiers clients)….
Ces vols peuvent avoir un impact destructeur dans un environnement concurrentiel. En effet, à l’heure où l’innovation reste le maître mot de la réussite économique, la divulgation du savoir faire spécifique d’une entreprise peut ruiner une stratégie.

4 – Les principales attaques sur Internet
Il y a en effet 3 attaques logiques qui peuvent être réalisées à distance, sans contact physique avec les installations :
- Le virus : c’est un petit élément de programme fonctionnant de manière analogue à un virus biologique. Le virus est un petit segment de code exécutable ou de script pouvant se greffer à un programme ; ce virus modifie la structure du programme de façon à ce que le code infecté puisse être exécuté en premier lieu. Lorsque le programme infecté est exécuté, le virus se duplique dans un autre programme hôte.
- Le ver : c’est un programme autonome capable de se dupliquer sans intervention humaine, d’ordinateur en ordinateur en utilisant les capacités et les faiblesses d’un réseau (faille de sécurité de Windows par exemple). La principale fonctionnalité d’un vers n’est pas d’être destructeur mais avant tout de se reproduire. Les méthodes de propagation les plus courantes sont la messagerie ainsi que l’utilisation des protocoles réseaux (ports ouverts). L’impact principal d’un ver est la surcharge de l’ordinateur infecté ainsi que du réseau auquel celui-ci est connecté. Le terme anglais est « worm ».
- Le cheval de Troie : c’est un programme qui tout en se cachant derrière une application utile, va infecter discrètement un système et permettre d’en prendre le contrôle à distance (à la manière du cheval de la mythologie grecque). Un cheval de Troie ne peut pas en tant que el se reproduire ; il est généralement conçu pour une action ciblée. Les effets d’un cheval de Troie sont divers. Il peut en effet permettre : de récupérer des mots de passe ou toute autre donnée confidentielle sur le poste infecté ; de rebondir pour attaquer une autre machine sans faire soupçonner mais en engageant votre responsabilité ; d’utiliser la machine infectée comme serveur de données piratées (jeux, films…). Le terme anglais est « trojan ».

5 – Les divers types d’attaquants
Ce sont en général des pirates informatiques. « Quelques enquêtes et études ont montré que les criminels en informatique étaient majoritairement des hommes ayant un travail peu gratifiant mais avec d’importantes responsabilités et un accès à des informations sensibles. »
- Les hackers : ce sont des pirates qui agissent par jeu ou par défi, ne nuisent pas intentionnellement et possèdent même souvent un code d’honneur et de conduite. Ils peuvent toutefois être dangereux.
- Les crackers : ce sont des spécialistes du piratage, connaissent les moyens d’attaque des codes d’accès et des logiciels, et sont donc beaucoup plus dangereux. Aigris, ils cherchent vraiment à nuire à se venger de sociétés ou d’individus qu’ils détestent.
- Les crashers : ce sont de véritables saboteurs. Animés en permanence par l’intention de nuire, de détruire, ils sont particulièrement dangereux.
- Les phreakers : nouveaux venus dans le club des pirates, les phreakers sont spécialisés dans l’accès par les réseaux téléphoniques filaires ou mobiles.

Heureusement, ces divers pirates possèdent rarement des moyens importants mais leur nombre tend à s’accroître. Ils communiquent entre eux par des revues spécialisées et forment même des associations, comme le « Chaos Computer Club » connu depuis 2000.


CONCLUSION

« Après l’ère de l’économie fondée sur la force, après l’ère de l’économie fondée sur l’argent, voici l’ère de l’économie fondée sur l’information ». L’entreprise doit s’insérer dans son environnement, alors la connaissance du monde extérieur devient une question vitale pour sa survie et son développement.
La mondialisation des échanges nécessite de la part des entreprises internationales une remise en question constante, à tous les niveaux et une grande capacité d’adaptation aux évolutions de son environnement. Pour ce faire, ces acteurs internationaux doivent, dans un premier temps, percevoir, comprendre et interpréter ces changements afin de pouvoir les traduire en actions concrètes.
La veille constitue donc une réponse à cette problématique aujourd’hui omniprésente dans toute activité économique.
Et grâce à Internet, nous constatons que la compétition dans le monde réel trouve de nouvelles ressources dans le monde virtuel ; et au cœur de cette compétition la maîtrise de l’information est stratégique. Avec Internet, la veille s’automatise, l’accès à l’information est facile et rapide. Mais il faut préciser qu’il est indispensable d’avoir les compétences nécessaires pour une utilisation optimale des ressources. Il faut également savoir se servir des outils Internet afin d’obtenir une veille efficace.
Un usage pertinent d’Internet semble être un réel atout à tous le niveaux de l’entreprise. Comme nous l’avons vu, son intégration joue non seulement un rôle déterminant au niveau des process et des méthodes de veille, mais il influe également considérablement sur les compétences, les hommes et les organisations.
 
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